Une collection virtuelle

Voici ma collection philatélique virtuelle. Je m'intéresse plus aux sujets figurant sur les timbres qu'aux timbres eux-mêmes. Ce que je préfère, c'est découvrir grâce à un timbre étranger un personnage ou un événement dont j'ignorais auparavant l'existence. Comme vous pourrez le constater, je suis un généraliste: n'hésitez pas à utiliser l'outil de commentaires pour rectifier ou compléter les informations présentées.
Affichage des articles dont le libellé est Espagne. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Espagne. Afficher tous les articles

mercredi 11 août 2010

Eurêka!

Archimède de Syracuse (-287 à -292) était un génial scientifique et mathématicien grec de l’antiquité. On lui doit le principe du levier, le principe d’Archimède en hydrostatique (poussée vers le haut égale au poids du liquide déplacé par un corps immergé), la vis d’Archimède (dispositif pouvant servir au pompage de l’eau), une méthode d’approximation du nombre pi…



Le timbre italien représenté ci-dessus (émis le 2 mai 1983) illustre ce qu’on croyait être le buste d’Archimède (conservé au Musée archéologique national de Naples) mais qui serait plutôt le buste d'Archidamos III, roi de Sparte. On aperçoit à gauche la vis d’Archimède.
Sur le timbre grec (émis le 28 avril 1983), le visage d’Archimède a également un aspect qui rappelle le buste d’Archidamos; derrière lui, on peut voir une démonstration de son principe hydrostatique au moyen d’une balance.

Le timbre espagnol (émis le 24 mars 1963) montre un détail d’un portrait d’Archimède (particulièrement souriant) effectué en 1630 par le peintre espagnol José de Ribera (1591-1652), conservé au Musée du Prado à Madrid. Rien n’indique qu’Archimède avait cette apparence, puisqu’il n’existe aucune représentation contemporaine du personnage.

Pour en savoir plus, je vous recommande « Les portraits d’Archimède », par l’Oncle Dom. En ce qui concerne la vie et les réalisations d’Archimède, Wikipedia constitue, comme d’habitude, un excellent point de départ.

mercredi 21 juillet 2010

Les Ménines de Vélasquez

« Les Ménines » est le tableau le plus célèbre de Diego Vélasquez; l’original est exposé à Madrid, au Musée du Prado. Ce tableau nous transporte en 1656, dans le palais de du roi Philippe IV d'Espagne. Au centre du tableau se trouve l’infante Marguerite-Thérèse, âgée de 5 ans, fille de Philippe IV et de sa seconde épouse (qui était également sa nièce!) Marie-Anne d'Autriche. Cette consanguinité explique peut-être en partie la nature maladive de Marguerite-Thérèse, qui mourra à l’âge de 22 ans, des suites de son 4e accouchement (elle était alors l’épouse de son oncle Léopold 1er).

De part et d’autre de Marguerite-Thérèse, on trouve ses demoiselles d’honneur (ou ménines) : María Agustina Sarmiento de Sotomayor à sa gauche, et Isabel de Velasco à sa droite. Derrière elles, leur chaperon, Marcella de Ulloa.

Vélasquez lui-même figure à gauche du tableau : il est en train de peindre le couple royal (dont le reflet apparaît dans le miroir, en arrière-plan). La croix de l'Ordre de Santiago, visible sur sa poitrine, a certainement été ajoutée plus tard au tableau, puisqu’il ne reçut cette distinction que 3 ans plus tard.

Quelques autres personnages présents sur le tableau, ne figurent pas sur le timbre.

Les timbres font partie d’une série de 10 timbres consacrée à Vélasquez, émise le 24 mars 1959, 300 ans après la mort de Vélasquez.


Pour en savoir beaucoup plus : Wikipedia
Related Posts Plugin for WordPress, Blogger...